

Si la germanophobie et l’américanophilie du maréchal Pétain furent pour le moins regrettables, il serait profondément injuste de manquer pour autant de reconnaissance envers celui qui, malgré son grand âge, n’hésita pas à sacrifier sa tranquillité et son intérêt personnel à la cause du peuple, à venir, à l’appel de la nation, lorsque la tourmente faisait rage, panser les plaies de cette France qu’il aimait tant. Il y a même, face aux insultes et aux calomnies dont le Maréchal fait régulièrement l’objet, le devoir d’exprimer publiquement cette gratitude.