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« En avril 1945, le général de Gaulle déclarait à l'Assemblée nationale : « Où est la guerre civile ? » Pourtant, après plusieurs années d'Occupation fort dures et cruelles, l'esprit de vengeance avait prolongé massacres, toitures et climat de guerre civile, Ce fut ce qu'on a appelé l'Épuration. Mais, bien plus qu'un juste retour de balancier, on assista à une mise en coupe réglée de tous les secteurs clés de notre pays : personnel et institutions politiques, inonde économique et professionnel, paysage intellectuel...
Ce livre présente les prémices de l'Épuration, en France et à Alger, l'Épuration sauvage de l'été 1944, le drame des tondues, la liquidation politique, économique et culturelle du camp des vaincus et, plus largement, de la France de l'entre-deux-guerres. »
Avant d’être arrêté et incarcéré à Édimbourg, Vincent Reynouard a eu le temps de terminer et d’éditer son dernier livre : « ORADOUR, le cri des victimes » (464 pages).
Ainsi, un quart de siècle après la parution de son livre sur le drame d’Oradour-sur-Glane, Vincent Reynouard en publie une seconde édition, largement actualisée, complétée et enrichie sur cette tragédie. De sa prison, Vincent Reynouard a confié, le 14 novembre dernier : « Cet ouvrage est l’œuvre de ma vie. »
En 2014, dans une brochure parue à l’occasion soixante-dixième anniversaire du drame d’Oradour, un historien accrédité écrivit: «Des maquis installent au fil des mois plusieurs camps dans les monts de Blond, à une quinzaine de kilomètres au nord du village [Oradour-sur-Glane].»
Croquemitaines de légende mais authentiques patriotes
Fondée au début de l’année 1929, l’Oustacha croate et son chef Ante Pavelić (1889-1959) sont encore beaucoup trop souvent dépeints comme une sombre association de tueurs à la solde du fascisme dirigée par un psychopathe.
Loin d’être une version balkanique du fascisme, l’Oustacha, composée de patriotes intransigeants révoltés par le climat d’oppression du royaume yougoslave, exprima une radicalisation de la tradition politique croate agrarienne et sociale-chrétienne. Confrontés aux exactions des tchetniks serbes, les oustachis se donnèrent très tôt les moyens de mener une lutte armée et clandestine.
Otto Meissner est né le 13 mars 1880 à Bischweiler (Basse-Alsace) d’un père prussien et d’une mère alsacienne. Mobilisé comme capitaine au sein du 4e régiment d’infanterie de Lorraine, il est en 1918 chargé d’affaires allemand auprès du gouvernement ukrainien à Kiev, où il assistera à la fin de la guerre. En 1919, alors que le président du Reich, Friedrich Ebert (SPD) le nomme directeur-adjoint de son cabinet, Meissner refuse le poste que le gouvernement français lui offre dans l’administration des Chemins de fer d’Alsace-Lorraine. Devenu quelques mois plus tard directeur du Bureau du président du Reich, il occupa ce poste jusqu’à l’effondrement du Reich en mai 1945, servant ainsi sous Ebert, Hindenburg et Hitler.
« “Les nazis ont exterminé les juifs. Cette extermination est la conséquence logique de l’antisémitisme nazi : en tant que haine irrationnelle, cet antisémitisme poussa les Allemands aux dernières extrémités.” Tel est le discours que nous tiennent aujourd'hui les historiens. Quoique logique, il repose cependant tout entier sur deux assertions : premièrement, l’antisémitisme allemand était irrationnel et, deuxièmement, en tant que sentiment irrationnel, il a poussé les Allemands à commettre en acte fou : l’extermination systématique de plusieurs millions d’innocents. L’objet du présent ouvrage sera donc de vérifier la validité de ces deux assertions. »
Dans cet ouvrage, Vincent Reynouard rappelle les racines de l'antisémitisme en Allemagne à partir des années vingt.
En tant que membre n° 81 du NSDAP et membre n° 7 de la SS, Julius Schaub était l’un des plus proches collaborateurs et probablement le confident le plus personnel d’Adolf Hitler pendant ces deux décennies qui ont marqué l’histoire mondiale.
Ses notes inédites, complétées par une multitude de photos et de documents en partie inconnus, constituent une source historique d’une rare qualité.
Dès la création du mouvement hitlérien, Schaub adhéra au Parti national-socialiste, participa au putsch du 9 novembre 1923, suivit son « chef », surnom donné à Hitler dans son cercle intime, à la forteresse de Landsberg et devint, à partir du 1er janvier 1925, son collaborateur personnel, puis son aide de camp personnel et fut, jour après jour, à proximité immédiate de Hitler jusqu’au 25 avril 1945.