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Il y a deux manières de s’intéresser à l’actualité. La première consiste à y trouver matière à bavardages et considérations superficielles. L’homme moderne, disait Hegel, lit les journaux comme celui d’autrefois faisait sa prière du matin. Il sait, ou plutôt il se doute bien, que les journalistes sont pour la plupart des esprits pressés, qui n’ont que des connaissances de surface et sont de surcroît éminemment sensibles à ce qu’il convient de dire ou de ne pas dire. Mais finalement, c’est comme une drogue : « Qu’est-ce qui s’est passé aujourd’hui ? » Sentiment que, si l’on n’est pas au courant, on n’est plus rien.
L’autre manière cherche à scruter l’actualité pour y rechercher des points de repère et des signes annonciateurs. Un homme politique fait une déclaration.
Bertrand Du Guesclin, Connétable de France c'est-à-dire commandant en chef des armées du roi Charles V, reste l'une des figures les plus populaires de notre pays. Fils d'un chevalier breton, il servit d'abord le duc de Bretagne, Charles de Blois, contre son rival, soutenu par les Anglais, puis il passa au service du roi de France,
Charles V, qui lui donna vite toute sa confiance. En Bretagne, puis en Espagne, dans toutes les régions de France, il combattit les Anglais et réussit à les chasser presque entièrement du royaume. Bien qu'il ne fut qu'un petit seigneur breton, Charle V en fit son Connétable, le préférant aux plus grands seigneurs, qui ambitionnaient cette haute fonction. Bertrand Du Guesclin, un demi siècle auparavant, annonce déjà Jeanne d'Arc.
L’ère chrétienne comprend dix-neuf siècles. Sur ces dix-neuf siècles, le Moyen Âge féodal et monarchique en comprend dix, plus de la moitié. Qu’a été et qu’a produit cette période de tout un millénaire ? La question est controversée parce que l’Église, instituée par Jésus-Christ pour évangéliser le monde, y a joué un grand rôle; et, par le temps de laïcisation qui court, la justice distributive n’existe guère pour elle. Les uns la bénissent, beaucoup la méconnaissent, quelques-uns même l’insultent. Qu’en faut-il penser ? A-t-elle, oui ou non, converti les barbares, adouci leurs mœurs, sauvé et fait revivre les lettres, les sciences et les arts, fondé le droit des gens, affranchi l’homme, relevé la femme ? Tout cela fut-il l’œuvre du Moyen Âge ?
Entretiens avec Nicolas Gauthier.
Trop d’information tue l’information. C’est la règle des systèmes saturés : ils deviennent de plus en plus illisibles.
Ainsi de l’inflation d’« informations ». Celles-ci ne reposent plus alors que sur la vitesse et l’oubli, l’une étant la condition de l’autre. Comment faire le tri, comment démêler le vrai du faux, comment isoler le pertinent de l’insignifiant ? En un mot, comment s’informer ? C’est la gageure d’Alain de Benoist dans ces pages : voir en quoi et de quelle manière l’actualité fait sens, au-delà de son obsolescence programmée. Soutenue par une
analyse fine et solidement argumentée, ce recueil d’entretiens passe au crible les événements majeurs ou mineurs, mais toujours significatifs, de notre temps.
Ce roman d’anticipation décrit un coup d’État mené aux États-Unis par des blancs. Les protagonistes du livre s’en prennent au gouvernement des États-Unis, mais aussi aux Noirs et aux Juifs, ces derniers étant décrits comme contrôlant l’État américain.
Les Carnets de Turner donnent une vision d’une grande perspicacité sur le fond de la Grande Révolution, qui est exceptionnellement valable :
C’est un rapport parfaitement détaillé et continu sur une portion de la lutte, durant les années précédant le point culminant de la Révolution, rapporté tel que cela s’est déroulé, jour après jour. De cette manière, on évite les travers de la distorsion rétrospective.
L’enfer serait-il pavé de bonnes intentions sanitaires ? Et l’hygiénisme furieux, le dernier avatar de la cancel culture ? Telles sont les questions que soulève Hôtel Beauregard.
Une étrange épidémie fait planer la menace d’une cinquième vague. Sur les réseaux sociaux, la célèbre blogueuse Nahama, « ambassadrice de l’hygiène publique », traque sans relâche les dissidents : à l’aide de sa communauté de followeurs zélés, elle dresse des bûchers virtuels, cloue au pilori les « anti-masques », dénonce les hérétiques de la religion sanitaire.
Axelle, jeune chercheuse en biologie marine, discrète et sans histoire, va faire les frais de cette hystérie délatrice. Son crime ? Avoir posé, lors d’une photo de groupe, à visage découvert ! La voici aussitôt désignée à la vindicte numérique.